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Une question ?
Nouveau stade - Vue aérienne de nuit - avec toit

Luc Delatour au sujet du futur stade, « pourquoi j’y crois »

 

Pourquoi j’y crois.

  

Tribune de Luc Delatour.
Directeur du projet stade au sein de YelloPark.

 

Voilà plus de 25 ans que je travaille au sein du FC Nantes, en tant que Directeur du Stade de la Beaujoire. J’y accueille avec un égal plaisir, les joueurs, les supporters, les officiels, les partenaires, les stadiers, les prestataires, tous ceux qui font la vie d’un club. Ce stade, j’en connais les moindres recoins, ses points faibles et ses atouts. Je pense donc être avisé et connaître le sujet.

Que le projet de nouveau stade suscite de l’émotion, je le comprends, je la ressens moi-même. Un stade ne se résume pas, en effet, à un outil technique. Il ne suffit pas d’additionner les sièges, les travées et les mètres de circulaire pour lui donner vie. Un stade c’est aussi un lieu de communion, de souvenirs partagés et de ferveur populaire.  Je rêve que nous continuions de nous rassembler dans un nouveau stade : à peine plus grand, mais tellement mieux adapté.  Quand le Club imagine un nouveau stade, c’est après avoir mûrement réfléchi et avec la ferme intention de préserver l’âme du lieu qui n’est pas inscrite dans le béton de ses murs, mais dans nos cœurs.

Le FC Nantes veut garder sa culture populaire et continuer de vibrer aux chants de ses virages. C’est pourquoi le FC Nantes veut un stade ouvert à tous. Pour continuer à offrir des places abordables demain au sein de l’élite du football français et européen, le Club doit développer ses recettes.  Et le principal « levier » de cette stratégie d’entreprise , c’est un stade moderne et attractif pour accueillir un public familial plus large et des partenaires plus nombreux. Nous souhaitons offrir à nos publics une expérience qui débute dès l’achat du billet et se poursuive au-delà du coup de sifflet final. C’est notre premier enjeu.

Nous pouvons reconnaître avec nos contradicteurs que le stade de la Beaujoire pourrait encore perdurer 5 ou 10 ans, voire plus, en le maintenant à flot pour un coût inférieur à celui d’un nouveau stade. Oui, mais le stade de la Beaujoire  serait de plus en plus vétuste et l’attractivité du Club serait décroissante pour les partenaires économiques, les  sponsors et même les joueurs que nous aurions plus de mal à attirer. A terme, nous ne pourrions plus rentrer dans  la compétition que se livrent les métropoles et les Clubs pour attirer les grands évènements sportifs.

Aujourd’hui je souhaite vous dire que le projet de stade au cœur du quartier YelloPark est une chance unique pour faire grandir le Club et avec lui son équipe de football professionnelle, son équipe féminine amateur, les jeunes du centre de formation.

Dans ce contexte, notre première chance fut la concertation préalable. Elle nous a aidé à développer de nouvelles approches et à affiner notre projet. Surtout, elle nous a permis d’être à votre écoute et d’intégrer les remarques qui nous aident aujourd’hui  à avancer ensemble.

Ce projet est celui de la raison. Il correspond à la volonté de la Métropole de ne plus demander aux contribuables d’investir dans un sport qui peut vivre de ses recettes. Il répond à l’attente du Club de maîtriser toutes les composantes de son devenir, en autonomie.  Je ne voudrais pas que l’on se réveille dans quelques mois en se disant : quel dommage, nous avons raté une superbe occasion de transformer le futur du Club !

Mon propos a pour but de défendre une vision. Celle transmise par un Président résolu à investir et qui ne craint pas d’entreprendre. Il faut un certain courage aujourd’hui pour oser s’engager dans une telle dynamique. Nous travaillons ensemble à ce magnifique projet dans lequel nous croyons.

 

Merci à tous ceux (et ils sont nombreux) qui soutiennent le projet.